Le chef de l’Etat togolais est arrivé à Genève le 28 février où il participe aux travaux de la 31e session du Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU qui se tient les 29 février et 1er mars 2016.

Ce conseil est un organe intergouvernemental du système des Nations Unies, composé de 47 Etats qui ont la responsabilité de renforcer la promotion et la protection des droits de l’homme autour du globe.

Le thème retenu pour cette session “les Objectifs du Développement Durable et les Droits de l’Homme”, mobilise des dirigeants du monde dont le président Faure Gnassingbé du Togo.

Le Togo a été élu en octobre 2015 avec 17 autres pays au Conseil des Droits de l’Homme. Le mandat de ces nouveaux membres a débuté le 1er janvier 2016 et doit durer trois ans. Il faut rappeler que le Togo est le pays à avoir obtenu le meilleur score, 189 sur 192 votants.

Intervenant le 29 février à la tribune du Conseil, Faure Gnassingbé a exprimé la détermination de son pays à œuvrer au sein dudit Conseil. “Le Togo prend à cœur la mission à lui confiée et ne ménagera aucun effort pour que le Conseil des Droits de l’Homme puisse atteindre pleinement ses objectifs durant les trois années de notre mandat. Nous nous attelons à cette tâche avec conviction et détermination”, a-t-il déclaré.

Le Togo a été indexé dans les années 1990 pendant la crise socio-politique par la communauté internationale pour déficit démocratique et violation des droits de l’Homme. Mais depuis une dizaine d’années, les réformes mises en place par le gouvernement permettent d’ancrer durablement le pays au rang des nations qui respectent et garantissent l’exercice des droits et libertés.

“Le cheminement du Togo au cours des 10 dernières années est sans nul doute remarquable. Il nous a donné l’occasion de tirer une autre leçon: le droit au développement est à tout le moins aussi vital. La cohésion sociale, la lutte contre les inégalités criardes, l’accès aux services essentiels, la question de la jeunesse constituent autant de défis.

C’est dire que dans la gestion quotidienne de nos pays nous vivons déjà cette interaction entre les impératifs du développement et ceux de la consolidation de la démocratie et des droits de l’homme”, a également déclaré Faure Gnassingbé.

Le chef de l’Etat a rencontré en marge des travaux le Haut-Commissaire aux Droits de l’Homme des Nations Unies, M. Zeid Ra’ad Al Husein. Le Président a également conféré avec diverses personnalités notamment Mme Michaëlle Jean, Secrétaire générale de l’Organisation Internationale de la Francophonie. Jean-Marc Ayrault, chef de la diplomatie française, Michael Moller, Directeur Général de l’Office des Nations Unies à Genève, Choi Kyong-lim, Président du Conseil des Droits de l’Homme et Mogens Lykketoft, Président de l’Assemblée Générale des Nations Unies ont également été reçus par Faure Gnassingbé.