La commission nationale de la Francophonie a lancé le jeudi 10 mars à Lomé les activités devant marquer la quinzaine de la Francophonie 2016 placée sous le thème « le pouvoir des mots ». La cérémonie de lancement a réuni des acteurs du monde scolaire, universitaire et culturel.

Elle a donné lieu à la présentation des activités inscrites au programme de cette manifestation. Il est prévu des activités visant la maîtrise et la promotion de la langue française, des débats d’idées à travers des conférences et colloques sur des thématiques variées, des rencontres autour du livre et des compétitions-spectacles.

Par rapport à la maîtrise et à la promotion de la langue française, il est retenu, entre autres, des concours sur la Promotion de la Langue Française (PROLAF) avec des phases régionales et nationale et une phase internationale à Lomé avec la participation des élèves du Bénin, Burkina Faso, Mali, Niger, Côte d’Ivoire, Sénégal et Togo.

Une dictée publique se tiendra également à l’Agora Senghor le samedi 12 mars puis un concours de dictée et de dissertation en braille français pour et par les non-voyants sur toute l’étendue du territoire.  Au titre des conférences, un colloque francophone international sur l’eau, les déchets, les énergies et le développement durable (E3D) débuté depuis le 7 mars à l’Université de Lomé.

La remise des prix aux meilleurs communicateurs aura lieu ce jeudi 10 mars. Autour du livre, se dérouleront des rencontres, une foire du livre national à l’Université de Lomé ainsi qu’une série de cafés littéraires à travers la capitale.

Dans le registre des compétitions et spectacles, sont annoncés une grande marche-course suivie d’athlétisme en croisade contre le VIH Sida au stade municipal de Lomé et des concours de chansons françaises et de poèmes au Village du Bénin sur le campus de l’Université de Lomé.

Le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération et de l’Intégration Africaine, Robert Dussey a rappelé que le thème choisi cette année par les plus hautes autorités de l’organisation internationale de la francophone est accrocheur, révélateur, riche et passionnant et va dans tous les sens car chacun peut le commenter, le disséquer, l’interpréter à sa manière ou le démontrer à sa guise et à loisir.

Le ministre a fait savoir qu’aujourd’hui, le mot Francophonie explore plusieurs domaines notamment la politique en vue de promouvoir la démocratie, cadre politique de l’Etat de droit et de protection des droits de l’Homme, gage d’un développement durable des Nations ; l’économie dans l’optique de renforcer les échanges et la coopération dans l’espace francophones puis le numérique, moteur de la diversité afin de soutenir les politiques publiques et de renforcer l’ancrage de la culture dans le développement par l’engagement des jeunes et des femmes.

Le président de la commission nationale de la Francophonie, Djanguenane Nayondjoua a indiqué que les mots que nous utilisons chaque jour nous engagent, du langage ordinaire à la littérature et aux courriels en passant par la publicité. Les mots nous servent à nous exprimer, à influencer, à persuader, à convaincre, à défendre et à réprouver a dit le président. Il a invité la population de Lomé et de ses environs à prendre part massivement à ces différentes activités.