Le chef de l’Etat, SEM Faure Essozimna Gnassingbé est arrivé le 28 janvier 2017 en fin de soirée à Addis Abeba, la capitale éthiopienne, siège de l’Union africaine, où se tient la vingt-huitième session ordinaire de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’organisation panafricaine.

Placée sous le thème « tirer pleinement parti du dividende démographique en investissant dans la jeunesse », la réunion intervient dans un contexte de changements majeurs au sein de l’institution.

Le président togolais a assisté dimanche à l’ouverture proprement dite du sommet. Une retraite des chefs d’Etat et de gouvernement a précédé cette ouverture officielle, et sera consacrée au dossier de la réforme institutionnelle de l’Union pour laquelle un groupe d’experts a été commis sous la conduite du Président Kagamé du Rwanda, en juillet 2016.

Dans le même ordre d’idées, l’évolution vers plus d’autonomie tiendra une place importante. Le premier point à l’ordre du huis clos des chefs d’Etat et de gouvernement portera sur le rapport intérimaire de mise en œuvre de la décision d’instituer et d’appliquer une taxe de 0,2% sur toutes les importations éligibles en Afrique pour financer le budget de l’Union africaine, à partir de l’exercice financier 2017.

Le changement au sein de l’institution pourra également concerner le nombre des Etats membres de l’Union. Les chefs d’Etat et de gouvernement se prononceront en effet sur la demande d’adhésion du Royaume du Maroc à l’Union africaine.

Le renouvellement complet de la Commission de l’Union, avec une élection très disputée à la présidence de cet organe consacrera l’ère des changements annoncés et attendus avec la tenue de cette session ordinaire qui focalisera l’attention de tout le continent et verra par ailleurs la participation du nouveau Secrétaire Général de l’ONU.