Le Ministère de l’Environnement et des Ressources Forestières organise du 13 au 14 avril 2017 en collaboration avec l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN) et la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), un atelier de restitution et de validation des résultats de l’étude sur la mise en place d’un mécanisme régional de concertation sur la gestion intégrée des écosystèmes naturels en Afrique de l’Ouest, à Lomé.

L’objectif de cette rencontre est de proposer des solutions idoines sur la gestion concerté des écosystèmes africains qui sont indispensables à la survie de l’humanité. Par ailleurs il s’agira de trouver des mesures permettant d’inverser le rythme de dégradation accéléré desdits écosystèmes.

Pour M. Aliou FAYE, Représentant du Directeur Régional de l’UICN, les écosystèmes naturels de l’espace de la CEDEAO ont connus ces dernières années d’importants processus de dégradation. «Ces processus ont des facteurs liés à l’action de l’homme et des aléas climatiques. Ce qui nous a conduit à initier en rapport avec la CEDEAO ce mécanisme de concertation. Depuis trente ans, au niveau des différents Etats, on initie des approches de gestions. Compte tenu de l’échelle sous régionale, aucun pays ne pouvait seul trouver des solutions pour inverser la tendance. Ainsi il a été reconnu l’efficacité d’une approche par écosystème pour réunir les pays autour d’un seul mécanisme pour se concerter, identifier ensemble les solutions à apporter ; et mettre nos forces et synergies pour trouver des solutions et avoir des résultats à l’échelle des pays » a-t-il conclu.

Le Ministre de l’Environnement et des Ressources Forestières, M. André JOHNSON en ouvrant les travaux dudit atelier, a déclaré que les projets de textes qui seront analysés au cours des travaux sont d’une grande importance. Ces projets de textes vont permettre d’une part de définir d’une manière consensuelle l’architecture institutionnelle et le fonctionnement dudit mécanisme et, d’autre part les principales missions et attributions qui lui seront assignées. Ainsi, pour lui, le plan d’action qui sera mis en place devra permettre de définir les moyens nécessaires à l’opérationnalisation du mécanisme et proposer des pistes de mobilisation des ressources financières et humaines nécessaires à cet effet.

Cette cérémonie d’ouverture s’est déroulée en présence de M. Mohamed TOURE, représentant de la CEDEAO et des représentants des pays membres de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africain (UEMOA) et de l’espace CEDEAO.