Les associations engagées pour la paix ont organisé un point de presse le Jeudi 12 Octobre 2017, au Centre Communautaire de Bè, pour sensibiliser la jeunesse du canton de Bè et de ses environs à la non-violence.

Au cours de cette rencontre les responsables de ces associations ont procédé au  bilan des actes d’agression survenus le 05 Octobre 2017, en particulier les manifestations de rues émaillées de violences qui ont endeuillé notre pays à plusieurs reprises, compromettant de ce fait la paix sociale et l’élan du développement de notre pays.

Les jeunes togolais, porteurs de l’avenir du pays instrumentalisés, ont été à la fois acteurs et victimes des actes de violence. Face à cette situation les Organisations de la Société Civile demandent au gouvernement de prendre les dispositions pour assurer la sécurité des personnes et des biens lors des manifestations, a indiqué le Consultant du Collectif des Jeunes pour le Développement (CJD), M. Charles Adjanla.

Pour le porte-parole des chefs traditionnels du grand Lomé, Togbui KESSOUAGNI III de Bè Souza Nètimé, la violence appelle la violence, elle entraîne des pertes en vies humaines, des dégâts matériels et retarde l’économie du pays.

A l’issue des témoignages des victimes des évènements du 05 Octobre 1990 la jeunesse a tiré des leçons et juré ne plus se laisser manipuler par les politiciens; « démobilisons-nous pour dire non aux violences politiques », a été le slogan de chœur à cette rencontre.