Le Ministère de l’Environnement et des Ressources Forestière a initié le vendredi  1er décembre 2017 à Lomé, un atelier de validation du rapport d’évaluation des besoins financiers nécessaires à la gestion efficace des aires protégées au Togo. Les travaux ont été ouverts par le Directeur des Ressources Forestières, M. Yao Mawouena APLA, représentant son Ministère de tutelles.

Les participants à cette rencontre, qui sont des partenaires techniques et financiers, des coordonnateurs et chefs de projets, des associations et ONG conservateurs d’aires protégées, ont eu à évaluer les besoins financiers du système des aires protégées, à définir son rôle économique actuel et potentiel, et proposer des mécanismes de financement durable adaptés au contexte du Togo en mettant l’accent sur la participation effective des populations.

Au Togo, les aires protégées ont été pendant longtemps confrontées à d’énormes problèmes de gestion, entre autres le manque de stratégie globale de gestion, l’insuffisance des ressources financières, techniques et matérielles et les conflits entre la faune, les paysans, le bétail et les éleveurs. Ce document, selon le Coordonnateur national des aires protégées au Togo, le Commandant Chamsoudine AFODA, va permettre d’inverser cette situation en rétablissant un système national des aires protégées, à travers un financement permanent.

La gestion efficace de ces espaces va préserver les liens de l’écosystème régional avec les pays voisins afin de permettre la migration de la faune, surtout que les derniers éléphants d’Afrique de l’Ouest vivent principalement dans les aires protégées du Togo.

Selon le consultant des aires protégées, M. Berger Joshua, les besoins de financement ont été identifiés en trois phases, notamment à court, moyen et long terme.  A court terme un financement de plus de 900 milles Francs CFA (environs 0,05% du PIB) a été injecté, à moyen terme un système de collecte et de refinancement basé sur le Fonds Fiduciaire sera institué, et à long terme la mobilisation du financement se fera à travers le marché du carbone. Ainsi 25% du budget  sera reversé pour le développement communautaire.

Les travaux de cet atelier marquerons une nouvelle étape dans le processus de réhabilitation des aires protégées au Togo. Le rapport une fois validé sera intégré dans toutes les politiques sectorielles pour promouvoir ces espaces dans le pays.

La rencontre se situe dans le cadre du projet de « renforcement du rôle de conservation du système national d’aires protégées du Togo (PRAPT)», financé par le Fonds pour l’Environnement Mondial (FEM), le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) et l’Union Economique Monétaire Ouest Africaine (UEMOA).