La situation sécuritaire au Togo au deuxième semestre de l’année 2017  affiche de très mauvais indicateurs aussi bien en matière routière, que dans la criminalité et  la pratique de la vente illicite du carburant frelaté.

Les statistiques alarmantes ont été présentées par le Colonel Yark Damehane, ministre en charge de la sécurité et de la protection civile  et son collègue Ninsao GNOFAM, des Infrastructures et des Transports au cours d’une conférence de presse le vendredi 19 janvier 2018.

La route en effet, a occasionné sur cette période 2622 cas d’accidents de circulation, 3379 blessés et 265 morts; des chiffres qui inquiètent.

S’agissant des causes, on note l’excès de vitesse, la conduite en défaut de maîtrise, et le non respect des feux tricolores, dépassement défectueux et le refus de priorité qui sont des infractions pourtant condamnées par le code de la route en vigueur dans le pays.

Les engins à deux roues sont identifiés être beaucoup plus impliqués dans les accidents à une inquiétante proportion.

Face à cette situation, le commissaire du gouvernement togolais aux affaires sécuritaires promet corser le dispositif sécuritaire sur les routes; mais dans le même temps, il en appelle à une sensibilisation, et à une prise de conscience de ses concitoyens.

Sur le point relatif à la criminalité, le bilan fait état de 17 braquages ; 27 vol à main armée 59 meurtres/lynchage et 107 cambriolage.

Durant la même période le nombre de découvertes est de 97 avec 43 cas à Lomé Commune, 13 dans la région Maritime, 19 dans les plateaux, 10 dans la Centrale, 9 à kara et 3 dans les Savanes. On note également 30 cas de suicide dont 6 femmes.

Concernant le commerce illicite de carburant frelaté, le récapitulatif des saisies et des personnes déférées donne au total 329055 litres de carburant, 103 voitures, 15 mots, et 18 personnes.