Le Haut Commissariat à la Réconciliation et au Renforcement de l’Unité Nationale (HCRRUN), a fait le point sur les activités de prise en charge des victimes vulnérables de 2005 ; le vendredi 2 mars 2018, à son siège à Lomé. C’était au travers d’une conférence de presse.

Cette conférence de presse, a pour objectif de faire le bilan des activités et des opérations de prise en charge psycho-médicale et d’indemnisation des victimes vulnérables de 2005, opérations entamées depuis le 12 décembre 2017 à Lomé.

Le HCRRUN avait annoncé, sur la base de données de la CVJR, que le nombre des victimes vulnérables de 2005 était de 137. Mais 11 victimes supplémentaires appelées « victimes spéciales » par le HCRRUN ont été concernées par la prise en charge lors de cette phase expérimentale. C’est ainsi que 148 victimes ont été considérées comme le nombre total de victimes programmées pour le compte des premières opérations. L’on retiendra donc que dans le cadre de la mise en œuvre du volet Indemnisation du Programme de Réparation, les premières opérations ont permis au HCRRUN de couvrir 107 victimes qui ont bénéficié de prise en charge psycho-médicale et d’indemnisation. Sur la base des 148 victimes, une brève étude statistique montre que 72% des victimes programmées ont effectivement été prises en charge ce qui est pour le HCRRUN un motif de réconfort. Ainsi :

  • 96,12% des victimes ont manifesté leur satisfaction par rapport à l’accueil qui leur a été réservé par l’équipe du HCRRUN ;
  • 95,3% des victimes ont été satisfaites des consultations médicales ;
  • 94,3% ont exprimé leur satisfaction du montant des indemnités qui leur ont été accordées ;
  • 65,4% et 91,6% des victimes se sont respectivement dites satisfaites et très satisfaites des prestations des psychologues.

Pour Docteur Serge Michel KODOM, Directeur de l’ONG AIMES-Afrique, la mise en place des services de psychologie médicale, d’ophtalmologie, de neurologie, d’urologie, de génécologie, de médecine interne et de stomatologie, a permis aux différentes victimes de pouvoir voir un médecin spécialisé ce qui donne un taux de 96% de satisfaction des victimes interrogées par rapport à la prise en charge. Il a souligné que le travail n’est pas fini car les victimes seront aussi suivies dans leur localité respective puisque des fiches de référencement ont été établies pour être envoyées dans les différents centres hospitaliers.

La Présidente du HCRRUN, Mme Awa NANA DABOYA, a  précisé que les portes du HCRRUN sont toujours ouvertes et que les droits des victimes non encore retrouvées ou décédées restent et demeurent inviolables. Ces victimes rentreront dans leurs droits lorsqu’elles se manifesteront ou feront les procédures nécessaires pour ce qui concerne les ayants-droits. De ces premières opérations, nous retenons un fait remarquable : l’adhésion et la volonté affichée des victimes d’offrir leur pardon à ceux qui leur ont causés des torts. Que ces victimes reçoivent ici la profonde reconnaissance du HCRRUN pour avoir accepté de faire leur part pour le renforcement de l’unité nationale a-t-elle conclue.