Le Ministère de l’Enseignement  Supérieur et de la Recherche du Togo s’est engagé depuis plus de trois (03) ans dans la dynamique de mise en œuvre des recommandations du Plan Sectoriel de l’Education (PSE) révisé en janvier 2014. Ce plan vise entre autres la mise en place d’un dispositif de surveillance, de contrôle, d’accompagnement et d’appui sur tous les aspects, y compris l’assurance-qualité, dans l’enseignement supérieur au Togo.

La mise en œuvre du PSE nécessite des actions urgentes concernant les programmes de formation dans les institutions privées d’enseignement supérieur.

Un processus de réforme s’impose donc à ce secteur en vue d’adapter les formations, surtout aux niveaux BTS et Licence, aux réalités du terrain, et conformes aux normes internationales. Une nationalisation de ces deux diplômes s’imposerait.

Le Ministre de l’Enseignement  Supérieur et de la Recherche, le Prof. Octave Nicoué BROOHM a lancé, dans cette optique, le jeudi 5 avril 2018 au Village du Bénin (Université de Lomé) les processus des réformes sur l’harmonisation des curicula du Brevet de Technicien Supérieur (BTS) et de Licence des établissements privés d’enseignement supérieur.

Il s’agira d’aménager et/ou d’élaborer les programmes de formation en BTS et en Licence à l’usage des établissements privés d’étude supérieures au Togo.

Le Conseil des Etablissements Privés de l’Enseignement Supérieur  (CEPES) au Togo, par la voix de son président, Mercel AKAKPO, estime ce projet nécessaire et louable, dans la mesure où il contribuera à la modernisation des offres de formation en vue de renforcer le système d’enseignement supérieur au Togo.

La réforme du système de l’enseignement supérieur est un défi, une nécessité urgente en matière de la promotion des études de qualité dans le supérieur, selon le Ministre Octave Nicoué BROOHM, de l’enseignement supérieur. La vision première du projet est d’arriver désormais à l’organisation d’un examen national surveillé et sécurisé de la licence, a indiqué le ministre.

La réforme va revisiter notamment les programmes et toutes les filières de formations ; identifier les disparités et incohérences dans les programmes dispensés ; regrouper les filières sur une base en lien avec les besoins du marché de l’emploi ; déterminer pour chaque filière les profils d’entrée et de sortie, et les unités d’enseignement ; classer ces unités en type en définissant leur codification selon la norme REESAO (Réseau pour l’Excellence de l’Enseignement Supérieur en Afrique de l’Ouest)…etc.