Les routes constituent un moyen incontournable pour le développement d’une nation. Disposer d’une route ne se limite pas seulement à sa construction, mais l’entretenir afin qu’elle puisse servir durablement. Le ministère des infrastructures et des transports du Togo, convaincu de l’importance des routes  dans l’économie togolaise, élabore depuis des années des budgets pour leurs entretiens.

Une conférence de programmation réuni les différents acteurs et experts de ce secteur les 27, 28 et 29 juin 2018 à Lomé, en vue de l’élaboration du projet de budget-programme de l’entretien routier exercice 2019. La rencontre a été ouverte le mardi 28 juin 2018 à Lomé, par le Ministre des infrastructures et des transports du Togo, monsieur Ninsao GNOFAM. Son collègue de l’urbanisme de l’habitat et du cadre de vie, Fiatuwo Kwadjo SESSENOU, était également présent.

La rencontre a pour objectif d’arrêter en fonction des recettes prévisionnelles, le budget 2019 pour entretenir les routes et les pistes rurales que le Togo dispose, en vue de faire bénéficier leurs avantages aux populations et répondre à leurs attentes.

Il sera question de présenter en cette rencontre, la situation d’exécution des travaux de cantonnage  par chaque direction et institutions impliqués; des rapports d’exécution des travaux d’entretien routier par région, les problèmes rencontrés en vue de proposer des recommandations pour le future.

Les participants ont suivi le compte rendu à mis parcours de la Société autonome de financement de l’entretien routier (SAFER) du Togo, sur la situation d’exécution du programme d’entretien routier exercice 2018. Le taux d’exécution est à 61,3 % au 22 juin pour un total de 88%.

La taille du réseau national routier devient importante. Chaque année plus de 30 milliards de francs CFA sont investis dans l’entretien routier. Le Ministre des infrastructures et des transports du Togo, Monsieur Ninsao GNOFAM, ouvrant les travaux de cette rencontre, a indiqué que les ressources, qui viennent essentiellement du budget de l’État, des droits aux péages et sur les pétroles ne couvrent que 30% des fonds consacrés à l’entretien routier. Il urge selon lui de chercher des ressources additionnelles durables à travers une redéfinition de meilleurs méthodes de gestion performante des routes.

Au terme des travaux, les conférenciers devraient à partir de l’annonce des recettes provisionnelles, aboutir à l’adoption du projet de budget-programme 2019.

La Société autonome de financement de l’entretien routier (SAFER) du Togo annonce déjà pour l’année 2019 une recette prévisionnelle de 15 milliards de francs CFA, soit 50% des besoins en financement.