La Direction nationale de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’ouest (BCEAO) pour le Togo, a organisé le jeudi 23 août 2018 à Lomé, une journée de sensibilisation des services douaniers sur la problématique de domiciliation des exportations.

La rencontre a regroupé des représentants des services douaniers, banques domiciliaires, et des opérateurs économiques au Togo. Elle s’inscrit dans le cadre du suivi de la mise en application des dispositions sur la réglementation relative aux relations financières extérieures des pays de l’UEMOA, en particulier celles applicables aux domiciliations des exportations.

Il s’agit pour la BCEAO de sensibiliser et d’échanger avec les participants sur cette problématique, afin d’approfondir les réflexions visant le respect des dispositions réglementaires en matière de domiciliation des exportations, dans l’espace UEMOA.

Les séminaristes ont suivi une communication sur les procédures et exigences relatives à la domiciliation des exportations et au rapatriement des recettes y afférentes. Ils ont été outillés sur l’importance du rapatriement des recettes d’exportation, la situation du rapatriement des recettes d’exportation au Togo, les dispositions réglementaires en matière de domiciliation des exportations et de rapatriement des recettes d’exportation, et les sanctions.

La rencontre fait suite à l’évaluation du nouveau dispositif de suivi de rapatriement des recettes d’exportations dans les pays membres de l’UEMOA. Selon Mme Adjatougbé A. Fioklou, Directeur de l’agence principale de la BCEAO Lomé, cette évaluation montre que le taux de rapatriement s’est amélioré, passant de 13% en 2012 à 38% au 31 décembre 2016.

La part des exportations ayant fait l’objet de domiciliation à fin juin 2018 est de 61% contre 41% en 2017. Soit une augmentation de 20 points. Le taux minimum fixé étant à 80%, le Togo devra relever des défis majeurs.

Le Secrétaire général du ministère de l’économie et des finances du Togo, M. Badanam Patoki, représentant son ministre tutelle à cette rencontre a donc invité tous les acteurs concernés à des contributions constructives permettant d’aplanir les entraves qui persistent encore dans la mise en œuvre par le Togo, des dispositions réglementaires en matière de domiciliation des exportations.

Le taux de rapatriement se maintient en dessous des exigence réglementaires, malgré les actions menées par la BCEAO en matière de sensibilisation des acteurs concernées.  Cette situation traduit dans la plus part des Etats membres, le non respect  des  prescriptions réglementaires en matière de domiciliation des exportations.