Le CERFOPLAM (Centre de Recherche et de Formation sur les Plantes Médicinales) organise du 12 au 15 décembre 2018 à Lomé, un colloque sous le thème : «  de la phythomédecine vers le médicament pour un développement durable en Afrique ».

Cette rencontre scientifique et pédagogique, consiste à échanger sur les obstacles liés à l’émergence d’une médecine africaine dépouillée de l’épithète « tradition » qui lui est souvent accolé, la rationalisation de la médecine traditionnelle dans le but d’obtenir des médicaments traditionnels améliorés. Il s’agira également de former des ressources humaines capables d’entreprendre des recherches sur les plantes médicinales.

A terme les participants venu du Congo Brazza, du Gabon, du Centre-Afrique, du Togo ainsi que d’autres pays d’Afrique, trouveront des solutions liées aux défis à relever tels que la faible scientificité de cette médecine, l’absence d’une méthodologie d’évaluation uniforme des produits de la médecine traditionnelle, l’insuffisante éducation et formation au rôle de cette médecine.

Ils formuleront des recommandations à l’endroit du CAMES et des politiques pour rendre plus visible le programme sur la pharmacopée.

L’OMS dans un rapport a publié que 80 % de la population africaine fait recours à cette médecine, dont 50% au Togo. Face à certains maux, la phytothérapie représente une opportunité à la fois pour les pays du Sud et du Nord et offre une possibilité à tous de se soigner autrement.

Selon le Président du comité d’organisation, Prof  Yaovi Blaise Ameyapoh, c’est une démarche dans le but de promouvoir la phythomédecine, pour que désormais, au Togo, les médicaments traditionnels améliorés se vendent dans des officines et qu’il n’y ait qu’un seul pas à franchir, celui de la validation par une cellule scientifique pluridisciplinaire logée au sein de l’Université de Lomé.