Le Togo se dote d’un instrument juridique de lutte contre la criminalité environnementale. Un avant projet de loi relatif à la Convention sur le Commerce International des Espèces de Faune et de Flore Sauvages menacées d’extinction CITES est soumis à validation le 21 février 2019 à Lomé.

Cet avant projet de loi a été proposé suite à une étude d’évaluation de l’état des lieux de la mise en œuvre de la convention CITES au Togo. L’adoption de cet outil juridique de répression des infractions liées à la faune et à la flore répond donc à une exigence de la convention sur le commerce international des espèces menacées d’extinction mais aussi renforce les efforts du gouvernement contre le braconnage et l’abatage anarchique des arbres au Togo.

M. Tchakéï Essowavana Ousmane, Expert en environnement et Développement ; le consultant a déclaré que le Togo veut internationaliser certaines dispositions de la convention de Washington pour pouvoir sanctionner le non respect des textes de ladite convention. Pour lui c’est une première fois qu’une loi est prise pour criminaliser l’abatage des espèces d’arbres et des espèces sauvages. Cet abatage constituera un crime et encourra des peines allant d’une amande à l’emprisonnement.

La lutte contre le trafic des espèces sauvages occupe une place de choix dans les stratégies internationales, sous régionales et nationales du développement. C’est le cas de l’axe 15 du plan national de développement (PND), qui s’insurge contre l’appauvrissement de la biodiversité.

En ouvrant les travaux de l’atelier, El hadj Abdou Karim Sama Boundjou, Secrétaire Général du ministère de l’Environnement, du Développement durable et de la Protection de la Nature a déclaré qu’il existe différente catégorisation des pays sur le plan mondial qui va de 1 à 3. Le Togo avec les efforts fournis se trouve en catégorie 2 et veux passer en catégorie 1 pour lui permettre de pouvoir mobiliser les ressources pour lutter efficacement contre le braconnage et la criminalité environnementale.