L’atelier de formation des formateurs pour la conservation des plantes médicinales dans l’espace CEDEAO, ouvert le mardi dernier  à Lomé a pris fin le jeudi 20 février 2020.

La rencontre de trois (03) jours organisée par le point focal de l’Organisation ouest africaine de la santé (OOAS) au Togo, avait réuni des praticiens de la médecine traditionnelle et conventionnelle, des biologistes, botanistes et pharmaciens, venus des 15 pays membres de la CEDEAO.

Ils ont eu à réfléchir sur la mise en place d’un jardin botanique au sein de l’espace ouest africaine, développer des stratégies sur comment l’entretenir pour la préservation des plantes médicinales en voie de disparition.  

A l’issu des travaux, les différents pays se sont mis d’accord sur la création de jardin botanique. Une feuille de route, définissant le budget, le recrutement et le renforcement du personnel, la mise en place des infrastructures, le choix des espèces et la mise en œuvre du plan de gestion de ce jardin sera élaborée. Un comité est mise en place à cet effet.  

La médecine traditionnelle, en Afrique, représente le premier recours des populations pour leurs soins surtout celle en milieux ruraux.

Les problèmes liés au changement climatique, à la transhumance, à l’agriculture et au développement entrainent la disparition progressive de ces plantes, qui constituent une matière première dans la médecine traditionnelle. Il s’agit de trouver des solutions à court moyen et long terme pour préserver et sauvegarder ces espèces, a indiqué M. Wadagni SOSSAH, point focal OOAS Togo.  

Ces jardins botaniques constitueront des aires protégées au sein duquel des espèces (plantes médicinales) en voie de disparition seront reconstituées pour servir à la production des semences ailleurs, à l’enseignement et à la recherche. Les plantes médicinales rares seront recensées avec le concours des praticiens de la médecine traditionnelle.