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Le lancement officiel de la deuxième campagne de distribution de kits scolaires aux élèves filles vulnérables a eu lieu ce mercredi 9 septembre matin à Blitta. Portée par le gouvernement sous l’impulsion du Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, et avec le soutien de la Banque mondiale en partenariat avec le Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA), l’opération prévoit la distribution de 150 000 kits dans 1 500 localités au titre de l’année scolaire 2026-2027.
La cérémonie s’est déroulée sous la présidence de la Secrétaire générale de la Présidence du Conseil, Dr Ahoéfavi Ablamba Johnson, en présence du ministre de l’Éducation nationale, Mama Omorou, et de plusieurs membres du gouvernement.
Déployée dans le cadre du Projet d’autonomisation des femmes et du dividende démographique en Afrique subsaharienne plus (SWEDD+), cette campagne vise à réduire les difficultés matérielles susceptibles de compromettre la fréquentation régulière de l’école et le maintien des filles dans le système éducatif.
Cahiers, stylos, uniformes et autres fournitures représentent une charge parfois difficile à assumer pour les familles vulnérables. L’appui apporté par les kits entend ainsi alléger ces dépenses et favoriser de meilleures conditions de rentrée.
À travers cette distribution de ces kits, le gouvernement démontre une nouvelle fois sa volonté de réduire les contraintes matérielles susceptibles d’entraver le parcours scolaire des filles, particulièrement celles issues de familles vulnérables. En facilitant leur accès aux fournitures essentielles, l’action publique cherche à créer des conditions plus favorables à une scolarité régulière et durable.
L’enjeu ne se limite toutefois pas à l’équipement scolaire. Il s’agit aussi de préserver les chances de réussite de milliers de jeunes filles, de renforcer leur confiance et de leur permettre de poursuivre leur formation jusqu’à son terme. À terme, chaque parcours maintenu à l’école représente une possibilité supplémentaire d’acquérir des compétences, d’élargir ses perspectives et de préparer son autonomie.
Cette deuxième édition élargit par ailleurs la portée de l’opération lancée en 2025. Elle traduit la volonté des pouvoirs publics de renforcer les mesures en faveur de l’accès et du maintien des filles à l’école, en complément des politiques de gratuité scolaire, des cantines et des dispositifs de protection sociale destinés aux apprenants.
L’intervention prend une importance particulière dans le parcours éducatif des filles. Les progrès enregistrés dans l’accès à l’école restent confrontés à des difficultés de maintien, notamment lorsque les élèves avancent vers les niveaux d’enseignement supérieurs. L’accompagnement matériel vient donc compléter les politiques publiques consacrées à l’accès, à l’équité et à la réussite scolaires.
Le gouvernement a engagé depuis plusieurs années différentes mesures destinées à réduire les obstacles financiers à la scolarisation. La gratuité des frais de scolarité dans le préscolaire et le primaire publics, les cantines scolaires et les dispositifs de protection sociale destinés aux apprenants participent de cette politique.
Avec l’appui financier de la Banque mondiale, le SWEDD+ associe l’accompagnement matériel à des actions destinées à favoriser la scolarisation, le maintien des adolescentes dans le cursus scolaire et leur autonomisation.
Pour l’année scolaire 2026-2027, les 150 000 kits doivent ainsi bénéficier aux filles vulnérables réparties dans 1 500 localités, avec l’objectif de réduire les obstacles économiques qui peuvent peser sur leur parcours scolaire.
Le 05 septembre 2026, L’éducation et la solidarité étaient au cœur d’une importante initiative sociale ce samedi à Adetikopé dans la commune d’Agoè-Nyivé 6. Le lancement officiel de la tournée de distribution gratuite de kits scolaires a réuni plusieurs acteurs autour d’une action destinée à soutenir les élèves et leurs familles.
Placée sous le haut parrainage de Son Excellence Monsieur Faure Essozimna Gnassingbé, Président du Conseil, cette initiative est portée par l’Association Togolaise pour la Promotion des Valeurs Républicaines, Sociales et Culturelles dont à sa tête, M. SESSIME Kossi, avec l’appui de l’honorable députée KOLANI Yobate épouse BAKALI.
Pour cette étape à Adétikopé, plus de 200 élèves, du CP1 au CM2, ont reçu gratuitement des kits scolaires destinés à les accompagner dans leur parcours éducatif. Ces kits distribués sont composés notamment de livres de lecture, cahiers de calcul quotidien, cahiers, bics, ardoises, chiffons, règles, crayons de couleur et de diverses autres fournitures scolaires. Ce geste, l’association entend contribuer à alléger les charges des familles et à offrir aux enfants de meilleures conditions pour entamer ou poursuivre leur année scolaire.
Prenant la parole à l’ouverture de la cérémonie de lancement, M. YEYE Nougnon, adjoint au maire d’Agoè-Nyivé 6, a rendu un hommage mérité au Président du Conseil pour son engagement en faveur de la paix et du développement du Togo. Il a également exprimé la reconnaissance de la municipalité à l’honorable députée KOLANI Yobate épouse BAKALI pour son accompagnement, avant de remercier chaleureusement M. SESSIME Kossi et son association pour avoir choisi Adétikopé comme l’une des étapes de cette action sociale en faveur des enfants.
Prenant la parole à son tour, M. SESSIME Kossi a d’abord salué les efforts du Président du Conseil en faveur de la paix, de la stabilité et de la cohésion nationale. Il a ensuite rappelé la vocation de l’Association Togolaise pour la Promotion des Valeurs Républicaines, Sociales et Culturelles : contribuer à la promotion du civisme, de la citoyenneté, du respect des valeurs républicaines, de la solidarité, de la cohésion sociale et de la valorisation des richesses culturelles togolaises.
Selon lui, l’éducation constitue également un puissant levier de transmission de ces valeurs et de préparation des jeunes à devenir des citoyens responsables et engagés. Il a, par ailleurs, salué l’appui de l’honorable députée KOLANI Yobate épouse BAKALI, dont l’accompagnement a contribué à la concrétisation de cette initiative.
Le lancement à Adétikopé s’inscrit dans le cadre de la 8ᵉ édition de la tournée de distribution gratuite de kits scolaires. Après cette étape, l’association entend poursuivre sa tournée dans d’autres préfectures du Togo, avec la même ambition : apporter un soutien concret aux élèves, promouvoir l’éducation et renforcer les valeurs de solidarité et de citoyenneté.
À travers cette action, M. SESSIME Kossi et l’Association Togolaise pour la Promotion des Valeurs Républicaines, Sociales et Culturelles réaffirment leur volonté de faire de l’éducation un instrument de construction d’une société plus solidaire et d’un avenir meilleur pour la jeunesse togolaise, car soutenir l’éducation, c’est construire l’avenir de notre cher pays le Togo.
COMPTE RENDU DU CONSEIL DES MINISTRES DU 07 SEPTEMBRE 2026
Le Conseil des ministres s'est réuni ce lundi 7 septembre 2026, sous la présidence de Son Excellence, Monsieur Faure Essozimna GNASSINGBE, Président du Conseil.
Au cours des travaux, le Conseil a examiné quatre (04) projets de loi et en a adopté trois (03). Il a également adopté un (01) décret, et écouter une (01) communication.
- Au titre des projets de loi
Le Conseil a adopté le projet de loi autorisant la ratification de la convention réglementant la Commission bancaire de l'Union monétaire ouest africaine .
Dans le cadre du renforcement du dispositif juridique applicable au secteur bancaire de l'Union monétaire ouest africaine (UMOA), la Banque centrale des États de l'Afrique de l'ouest (BCEAO) a engagé une réforme des textes réglementant l'activité bancaire, notamment la Convention portant création de la Commission bancaire de l'UMOA et son annexe.
La convention révisée élargit le champ d'intervention de la Commission bancaire à l'ensemble des établissements assujettis à son contrôle et consacre ses principales missions en matière de surveillance, de résolution des établissements en difficulté, de protection des déposants et de contribution à la stabilité du système financier de l'UMOA.
La ratification de cette convention permettra à notre pays de renforcer son dispositif de supervision bancaire, en étendant le contrôle de la Commission bancaire à l'ensemble des entités assujetties, au-delà des seuls établissements de crédit, et en consolidant les mécanismes de protection des déposants et de préservation de la stabilité financière.
Le Conseil a également adopté le projet de loi portant réglementation bancaire en République togolaise.
Face aux mutations du secteur bancaire de l'Union monétaire ouest africaine (UMOA), marquées notamment par l'émergence de nouveaux acteurs, l'innovation technologique et la complexification des risques, la Banque centrale des États de l'Afrique de l'ouest (BCEAO) a engagé une réforme du cadre juridique applicable aux activités bancaires afin de renforcer la solidité, la résilience et la stabilité du système financier régional.
C'est dans cette perspective que le Conseil des ministres de l'UMOA a adopté, en juin 2023, une nouvelle loi uniforme portant réglementation bancaire qui institue un cadre juridique modernisé couvrant l'ensemble du cycle de vie des établissements assujettis, de l'agrément à la résolution. Elle élargit notamment son champ d'application aux établissements de paiement, aux établissements de monnaie électronique, aux sociétés financières et aux holdings bancaires, tout en renforçant les mécanismes de supervision, de surveillance macroprudentielle, de protection des déposants et de résolution des crises bancaires.
Le projet de loi adopté ce jour vise à moderniser et à renforcer le cadre juridique bancaire national, à promouvoir l'inclusion financière et à créer un environnement plus favorable aux investissements et au financement de l'économie.
Le Conseil a enfin adopté le projet de loi relative à la promotion et à la protection des personnes handicapées.
Les personnes handicapées constituent une composante importante de la société et contribuent, à travers leur participation à la vie économique, sociale et citoyenne, au développement du pays. Elles restent toutefois confrontées à des difficultés liées notamment à l'accès à l'éducation, aux soins de santé, à l'emploi, aux infrastructures et aux services sociaux, ainsi qu'à des situations de stigmatisation et de discrimination.
Afin de renforcer leur inclusion sociale, le gouvernement a entrepris la révision du cadre juridique existant pour l'harmoniser avec la Convention relative aux droits des personnes handicapées et tenir compte des recommandations formulées à l'égard du Togo.
Le projet de loi renforce ainsi les dispositions relatives à la santé, à l’éducation et à la formation professionnelle, à l’accessibilité et à la mobilité, au travail et à l’emploi, à la protection sociale et à la participation à la vie publique et politique. Il prévoit également des mesures de protection particulières en faveur des femmes et des enfants handicapés.
L’adoption de ce projet de loi permettra de renforcer la protection et la promotion des droits des personnes handicapées, et de consolider l’engagement du Togo en faveur d’une société plus inclusive et équitable.
Le Conseil a examiné en première lecture le projet de loi portant statut du commissaire de justice.
La réforme visée par ce projet de loi poursuit plusieurs objectifs, notamment l’amélioration du service public de la justice et la modernisation de l’exercice des professions d’huissier de justice et de commissaire-priseur, qui seront, à terme, fusionnées à travers l’institution d’une profession unique de commissaire de justice.
- Au titre du décret
Le Conseil a adopté le décret portant création, attributions, organisation et fonctionnement de l’Agence nationale de régulation du médicament et autres produits de santé
Le secteur du médicament et autres produits de santé au Togo connaît une évolution importante, marquée par le développement du marché, la diversification des produits ainsi que la multiplication des acteurs intervenant dans la chaîne d’approvisionnement et de distribution. Cette dynamique s’accompagne d’enjeux croissants en matière de disponibilité, d’accessibilité, de qualité, de sécurité et de maîtrise des coûts des produits de santé.
Toutefois, le système national de régulation demeure confronté à des contraintes institutionnelles, techniques et opérationnelles qui limitent l’exercice optimal des fonctions essentielles, notamment le contrôle de la qualité, l’inspection, la surveillance du marché et la pharmacovigilance. A ces contraintes s’ajoutent le développement du marché illicite et la circulation de produits de santé de qualité inférieure ou falsifiés, qui constituent des risques majeurs pour la santé publique.
Dans ce contexte, le renforcement du cadre institutionnel de régulation s’impose comme une nécessité. Le décret adopté ce jour constitue ainsi une étape déterminante dans la réforme du système national de régulation, en consacrant la création d’une Agence nationale autonome chargée de la régulation, de la supervision et de la surveillance du secteur du médicament et des autres produits de santé. Cette réforme vise à renforcer durablement les capacités nationales de régulation et à assurer un exercice plus efficace, cohérent et adapté des missions de protection de la santé publique.
Cette agence contribuera ainsi au renforcement de la surveillance du marché, de l’inspection pharmaceutique, des mécanismes de vigilance et du contrôle de la qualité des produits de santé, tout en favorisant une meilleure coordination des interventions des différents acteurs du secteur.
A travers cette réforme, le gouvernement entend consolider la gouvernance du secteur pharmaceutique, renforcer la sécurité sanitaire et garantir aux populations un accès sûr aux médicaments et autres produits de santé de qualité, efficaces et efficaces. La réforme contribuera également à créer un environnement plus favorable au développement de la production pharmaceutique nationale et à la consolidation de la souveraineté sanitaire du pays.
- Au titre de la communication
Le Conseil des ministres a écouté une communication relative à l'adoption par l'Assemblée générale des Nations unies, le 04 septembre 2026 à New York, de la résolution intitulée « Corriger la carte : rééquilibrer la représentation cartographique mondiale et promouvoir une représentation équitable des régions du monde, en particulier de l'Afrique », présentée par le ministre délégué chargé de la coopération et des Togolais de l'extérieur.
Portée par la République togolaise, cette résolution a été adoptée à une très large majorité de cent soixante-quatre (164) voix pour, une (1) voix contre et six (six) abstentions. Elle vise à promouvoir une représentation cartographique du monde plus fidèle aux superficies réelles des continents et à encourager, notamment dans les domaines de l'éducation, de la cartographie, des médias et du numérique, le recours à des projections permettant une représentation plus équilibrée des différentes régions du monde.
Cette initiative constitue une avancée importante en faveur d'une représentation davantage en phase avec les réalités géographiques du monde et d'une meilleure prise en compte de la place de l'Afrique dans les représentations cartographiques et les supports pédagogiques.
Elle consacre l'aboutissement d'un important travail de mobilisation, de sensibilisation et de concertation engagé par le Togo auprès des États membres et des organisations régionales et internationales. Elle a également traduit la capacité de notre pays à porter, au sein des enceintes multilatérales, des initiatives d'envergure universelle contribuant à une meilleure compréhension des réalités du monde.
Le Conseil des ministres diplomatiques a salué cette importante victoire pour le Togo et pour l'Afrique, et a félicité le Président du Conseil pour son leadership et son engagement constant en faveur d'une diplomatie togolaise proactive, ambitieuse et porteuse d'initiatives. Il a relevé que cette nouvelle étape témoigne de la capacité du Togo, sous son impulsion, à faire émerger et à porter au plus haut niveau international des initiatives d'intérêt commun contribuant au renforcement de la voix, de l'influence et de la place de l'Afrique dans le concert des Nations.
Fait à Lomé, le 07 septembre 2026
SOURCE : www.presidenceduconseil.gouv.tg