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Sélom Klassou assume les fonctions de président de l'Assemblée Nationale pour une durée de trois ans.

Politique
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C’est un visage bien connu de la scène politique togolaise qui reprend du service. Komi Selom Klassou, ancien Premier ministre et cadre historique du parti présidentiel Union pour la République (UNIR), a été élu mardi président de l’Assemblée Nationale.

Il a été élu à l’unanimité des députés présents. Il succède à Kodjo Adedze, nommé le 8 octobre dernier ministre de l’Aménagement du territoire et de l’Urbanisme, dans un contexte de recomposition institutionnelle profonde. Car depuis la révision constitutionnelle du 6 mai 2024, le Togo est officiellement passé à un régime parlementaire, redéfinissant l’équilibre des pouvoirs et plaçant le Président de l’Assemblée au cœur du dispositif politique.

Docteur en hydro-climatologie, géographe de formation, Komi Selom Klassou appartient à cette génération de technocrates qui ont bâti leur carrière au service de l’État. Homme discret mais redoutablement méthodique, il s’est imposé au fil des décennies comme un acteur clé du sérail présidentiel. Ministre à plusieurs reprises sous Gnassingbé Eyadema, puis sous Faure Gnassingbé, il a occupé des portefeuilles aussi stratégiques que l’Enseignement supérieur, la Culture, ou encore la Jeunesse et les Sports.

Entre 2013 et 2015, il a été premier vice-président de l’Assemblée Nationale, avant d’être propulsé à la Primature, où il restera jusqu’en septembre 2020. Cette longévité témoigne autant de sa loyauté que de sa capacité à naviguer dans les méandres du pouvoir togolais, où la fidélité au Président du Conseil reste la clé de toute ascension durable.

Sous le nouveau régime parlementaire, la fonction qu’il occupe désormais revêt une importance capitale. Le président de l’Assemblée Nationale n’est plus seulement le garant du bon fonctionnement du pouvoir législatif ; il devient un acteur central du pouvoir exécutif, participant à la désignation du chef du gouvernement et au contrôle de l’action publique.